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"SMart Day" : deuxième édition !
Selon une étude européenne, le secteur artistique et culturel a représenté en 2003 (UE30) 654 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour 5,8 millions de travailleurs. A titre de comparaison, le secteur automobile a généré 271 milliards d’euros en 2001 dans l’Union européenne des quinze.

A côté de cela, SmartBe, en 2006, a traité 35 millions d’euros de salaires pour 8 000 membres actifs en Belgique. Chaque artiste a donc généré en moyenne un revenu personnel inférieur à 4 500 euros brut par an. Même si ces chiffres ne peuvent pas être comparés (il conviendrait d’abord de vérifier quels secteurs et quels types de fonctions sont couverts), ils demeurent interpellants.

Comment le poids économique de ce secteur d’activité est-il réparti ? Quelles sont les conditions socio-économiques dans lesquelles vivent les artistes, comment les améliorer et comment les faire connaître du monde politique et socio-économique ? Dans le cadre de la préparation de la deuxième édition de son SMart Day en septembre 2007, SMartBe a mis en place des séminaires portant sur ces questions. Les enjeux de la préproduction et de la production dans l’ensemble des secteurs artistiques et culturels en Belgique ont été débattus.

Neuf tables-rondes ont été organisées, trois dans chaque région, réunissant chacune des secteurs d’activités différents : édition littéraire et audiovisuel, arts de la scène et musique, arts plastiques et stylisme.

La mise sur pied de ces espaces de rencontre et de parole poursuivait plusieurs objectifs. En partant de l’activité et des visions du terrain, il s’agissait tout d’abord d’objectiver les conditions de pré-production et de production. Mieux connaître les secteurs et leurs spécificités, mettre en lumière les difficultés rencontrées dans chacun des secteurs et faire émerger des pistes d’action et des propositions de solutions. Il s’agissait aussi de faire connaître les conditions de travail des créateurs tant auprès des pouvoirs publics que des acteurs socio-économiques. Enfin, ces séminaires visaient la mutidisciplinarité et le dialogue entre les disciplines.

Dans ce contexte, SMartBe a sollicité l’Agence Alter, en collaboration avec l’asbl néerlandophone On the Record, pour l’accompagner dans le recueil des débats et propositions issus des 9 séminaires. Ce document constitue le rapport de synthèse de ces débats. Cette démarche constitue donc une étape dans la réflexion plus large que souhaite mener Smart sur la socio-économie de la culture.

Les questions telles qu’elles ont été conçues scindaient de manière artificielle la préproduction de la production.

L’hypothèse de SMartBeétant que la préproduction, définie comme « ce qu’il y a avant le premier acte matériel de création » (recherche de financements, recherches documentaires, etc.), n’est pas reconnue en tant que telle.

Ignorée par la plupart des acteurs, elle n’est par conséquent pas prise en compte dans la rémunération des artistes.

Cette hypothèse a bien été validée par les groupes de travail.

Néanmoins, les participants ont également mis en lumière la diversité des situations. Selon les secteurs d’activités tout d’abord. Selon les sensibilités ensuite. Alors que pour les uns, la préproduction se limite aux aspects logistiques : « Il ne faut pas mélanger préproduction et démarche artistique : réfléchir, structurer son envie, s’informer, pour moi, ça fait partie de la démarche artistique. Ce n’est pas de la préproduction. C’est être sensible au monde. Pour moi, la préproduction, ce sont les aspects logistiques, de recherche financière, de partenariats, etc. » (administrateur d’une compagnie). Pour d’autres, il s’agit de prendre en compte aussi la démarche artistique dans la préproduction. Ils ont aussi mis en évidence l’imbrication permanente entre les conditions de préproduction, de production et de diffusion. Et, donc, la nécessité d’envisager le processus de création dans son ensemble.

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Rapport Agence Alter